Mademoiselle K a lu… « Les contes de la rue Broca » de P. Gripari

Au cours de notre vie de lecteur, il y a des livres qui nous marquent plus que d’autres, des livres que l’on lit et relit, des livres que l’on n’oublie pas… Il y a ces livres que l’on souhaite faire découvrir aux autres, notamment à nos enfants. Et celui dont je vais vous parler aujourd’hui en fait partie.

Lorsque j’étais petite, j’ai reçu en cadeau un recueil de contes, « Les contes de la rue Broca« , que j’ai lu et relu des dizaines de fois. Et, lorsque je suis retombée dessus, j’ai eu envie de le « transmettre » à Mademoiselle K pour qu’elle ait la chance, à son tour, de découvrir ces histoires merveilleuses (et quelque peu effrayantes)…

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Ces contes de fées, écrits par Pierre Gripari, ont été publiés pour la première fois en 1967. Depuis, ils ont été réédités et ont même fait l’objet, il me semble, d’une série de dessins animés.

La rue Broca n’est pas une rue comme les autres. Bien qu’à chacune de ses extrémités elle débouche sur Paris, elle n’est pas tout à fait Paris. Peu éloignée, mais sur un autre plan, souterraine en plein air, elle constitue, à elle seule, comme un petit village. Voici quelques années, un curieux personnage se mit à hanter cette rue. Mal vêtu, mal rasé, écrivain sans lecteurs, il disait s’appeler Monsieur Pierre.

Mais les enfants de la rue Broca eurent tôt fait de le démasquer : c’était en réalité une vieille sorcière ! De la rencontre entre cet homme et cette rue sont nés les contes de ce recueil, tentative de définir une sorte de folklore urbain du vingtième siècle.

Ce recueil est composé de 13 contes, pouvant être lus complètement indépendamment les uns des autres, mais dont les personnages et les lieux sont plus ou moins récurrents. On retrouvera ainsi souvent, au fil de la lecture, le fameux Monsieur Pierre, mais aussi Papa Saïd, propriétaire de l’épicerie de la rue Broca, ainsi que ses enfants, Nadia et Bachir.

  1. La sorcière de la rue Mouffetard : Une sorcière ayant lu dans le journal qu’il lui fallait manger une petite fille, dont le prénom commence par « N », à la sauce tomate pour retrouver sa jeunesse, tente par tous les moyens de piéger la petite Nadia…
  2. Le géant aux chaussettes rouges : Par amour pour une femme et par désir de l’épouser, un géant parcourt le monde à la recherche de personnes pouvant l’aider à rapetisser, de manière à pouvoir entrer dans l’église.
  3. La paire de chaussures : Tina et Nicolas, deux chaussures amoureuses, font tout leur possible pour être réunies, quitte à faire tomber leur propriétaire à chacun de ses pas…
  4. Scoubidou, la poupée qui sait tout : Suivez les tribulations de Scoubidou, la poupée de caoutchouc de Bachir, qui possède des pouvoirs : lorsqu’on lui cache les yeux, elle est capable de voir l’avenir…
  5. Roman d’amour d’une patate : L’histoire d’une pomme de terre, à qui on a taillé un visage, qui rencontre une guitare et vit des aventures… extraordinaires pour une patate !
  6. Histoire de Lustucru : L’Histoire est revisitée ; on y parle d’un jeune homme immortel au nom étrange, de Gaulois, de Romains, de la mère Michel et de son chat.
  7. La fée du robinet : Ou comment deux soeurs découvrent qu’il ne faut pas énerver une fée… et ou une fée se rend compte qu’il ne faut pas lancer un enchantement à la légère !
  8. Le gentil petit diable : Un diable, bien trop gentil pour être ce qu’il est, finira par être accueilli au Paradis.
  9. La sorcière du placard aux balais : Monsieur Pierre achète une maison qui se révèle être hantée par une sorcière qui ne sort que si l’on prononce la formule magique : « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière ! »
  10. La maison de l’oncle Pierre : Deux frères, l’un riche et l’autre pauvre, une petite boîte en fer remplie de pièces d’or, un fantôme, deux enfants…
  11. Le prince Blub et la sirène : Les péripéties d’un prince prêt à tout pour épouser une sirène, au grand dam de son père, le Roi…
  12. Le petit cochon futé : Un enfant Dieu, après avoir créé et rempli son monde, trouve le ciel bien vide et décide de le peupler.
  13. Je-ne-sais-qui, je-ne-sais-quoi : Un riche marchand offre à ses 3 fils, dont le cadet est surnommé Manque-de-Chance à cause de sa simplicité d’esprit, cent pièces d’or et un bateau afin que chacun puisse lancer son propre commerce…

Ces contes, intemporels et indémodables, sauront émerveiller, étonner, effrayer et amuser petits et grands. Les histoires, dont la longueur varie entre une dizaine et une quinzaine de pages, ne sont pas illustrées, laissant ainsi toute la place à l’imagination. Les adultes ne seront pas en reste avec de nombreux traits d’humour disséminés au fil des pages.

Il s’agit là du premier livre non-illustré que je lis à Mademoiselle K, et même si cela l’a quelque peu surprise au début, elle apprécie maintenant de pouvoir se faire sa propre idée des personnages et du monde dans lequel ils évoluent.

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Mission accomplie pour « Les contes de la rue Broca« , qui ont trouvé une fan de plus en la personne de Mademoiselle K ! Je suis moi-même ravie de redécouvrir ces histoires, notamment celle de la sorcière du placard aux balais, qui reste, sans conteste, ma préférée (et la sienne aussi je crois)…

Vous pouvez vous procurer cette édition au prix de 13,20 € sur Amazon.

P.S. : Lorsque vous aurez fini de dévorer ce recueil, vous pourrez vous attaquer aux « Contes de la Folie Méricourt », même auteur, même série… 😉

Cet article a été rédigé dans le cadre de ma participation à « Chut, les enfants lisent », chronique du blog Devine qui vient bloguer.

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